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Dimanche 2 mars 2008 4ème Dimanche de Carême 1ère lecture: 1S 16, 1- 13 Psaume: 22 2ème lecture : Ep 5, 8-14 Evangile : Jn 9, 1-41 |
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« Je suis la lumière du monde »
Jésus est sorti du Temple et en passant, il s’arrête devant un aveugle auquel il donne la vue et dont il obtient un acte de foi. Cette guérison provoque une controverse qui va donner l’occasion à Jésus de dénoncer aux pharisiens leur propre aveuglement.
La manière d’être de Jésus dans l’évangile nous enseigne la mesure idéale : Le regard de Jésus sur l’aveugle. Il révèle l’attitude divine devant toute épreuve. Il ne cherche pas les coupables. Il ne veut que guérir l’homme, profiter de tout pour manifester la bonté de Dieu, son action ; une façon positive d’aborder le problème du mal. Il est de même pour la guérison de l’aveugle : l’aveugle parvient à la lumière par un itinéraire jalonné de gestes précis. Gestes de l’homme, mais qui sont d’abord des gestes du Christ. Il en est de même pour nous tous. La rencontre avec le Christ va de signe en signe, de geste en geste. Et alors l’aveugle guéri leur répond lucidement à ceux qui l’interrogent. Il n’y a pas que ses yeux qui ont retrouvé la lumière. Son esprit aussi, son intelligence et son cœur.
La lumière du Christ permet de discerner la valeur de nos actes. Et si nous la recevons, elle purifie progressivement notre action. Jésus est la lumière qui nous fait voir la vie sous un angle totalement nouveau. Si on se laisse mener par Dieu, on est fils de la lumière. Dans l’Évangile de Jean, est « fils de lumière » celui qui croit au Christ « lumière du monde ». « Devenir lumière » veut dire devenir vivants dans le Christ, et joyeux de l’être. La lumière du Christ est de nature à se répandre en nous si la foi nous ouvre à elle.François
d'Assise Allégbé, sj |