La vie à Canisius a été marquée ces derniers temps par quatre événements principaux.
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Le 07 février, est arrivé le P. Aristide
Dossou à Kimwenza, comme professeur de philosophie politique. 3 jours après,
la coordination des scolastiques P.A.O a organisé une soirée pour lui dire
« Karibuni » (bienvenu en kiswahili). C’est au cours de l’échange
fraternel qui s’en est suivi, qu’Aristide nous a précisé sa mission, non
seulement comme professeur, mais aussi comme « formateur des nôtres ».
La soirée s’est terminée en lui souhaitant un franc succès dans ses activités,
après qu’il nous eut donné quelques échos de
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Pour ce qui est du déroulement de
Les différents
changements de responsables ont été un véritable soulagement pour l’attente
des uns et des autres. Ce qui n’a pas manqué de créer une ambiance
chaleureuse de partage et d’échange entre scolastiques d’une part et avec
les formateurs d’autre part. Non seulement la nomination de Jean-Roger Ndombi
comme Assistant, Eugène Goussikindey comme Provincial, mais aussi du Recteur de
Canisius (Ntima Kanza), désormais appelé à assumer la charge de Provincial de
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Le 15 décembre dernier, nous avons pris part à une première conférence sur
l’identité jésuite en contexte africain. Elle était animée par le Père
Ferdinand Muhighirwa, directeur du C.E.P.A.S. Le vendredi 7 mars c’était au
tour de
Au
sein du catholicisme comme au dehors, certains mouvements tendent à relativiser
la place des sacrements, ou à les commercialiser à grand renfort d’exorcisme
ou de délivrances. Un défi, a affirmé
La question soulevée par la présence de tous ces mouvements religieux concerne la relation à Dieu qui devient une transaction ; de même est méconnue la relation à la finitude humaine, lorsque la maladie, la souffrance, les échecs n’appartiennent pas à l’homme, mais ne sont que fruits de Satan ou des sorciers. Ce qui contredit à son sens l’Évangile de la croix professé par saint Paul ou de l’Incarnation qui nous révèle que Dieu est aussi présent où il y a finitude. Il faut donc insister sur la gratuité de la relation à Dieu. En cela a-t-elle souligné, la spiritualité ignatienne (dont elle est héritière) a beaucoup à apporter par son souci d’un « culte intérieur ».
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La journée de découverte des œuvres de
Les scolastiques de l’AOC à Canisius ont organisé, le vendredi 28 mars 2008, une journée de réflexion, « à la découverte de nos œuvres » pour toucher du doigt la réalité apostolique qui les attend dans cette grande province. Cette journée a eu lieu au Centre spirituel Manresa de Kimwenza. Elle a été animée par le Père Richard Erpicum, économe de Canisius et ancien directeur du CEFOD.
Avec l’aide des nouvelles technologies et s’inspirant de la 35è Congrégation Générale, le Père Richard Erpicum nous a partagé son expérience du CEFOD et de l’apostolat social dans l’AOC à travers deux exposés – un dans la matinée et un autre l’après-midi –. Chaque exposé était suivi des carrefours et d’une mise en commun du fruit des discussions.
Les carrefours nous ont permis de prendre conscience des grands défis
qui nous attendent sur le terrain. Il
en est ressorti que la province présente de grands signes d’espoir, avec sa
grande diversité en ressources humaines. Les jeunes en formation ont un grand
souci pour la province et le désir d’y travailler. L’effort d’unité qui
se fait sentir au sein d’une communauté comme celle de Canisius, donne à espérer
qu’un jour, sur le champ apostolique, tous travailleront en harmonie.
Cette journée a été également l’occasion pour le groupe PAO
d’accueillir, de manière plus fraternelle, le Père Aristide Dossou, qui est
arrivé à Kimwenza le 7 février 2008. Le repas de ce jour était donc offert
en son honneur.
A la fin des travaux, nous nous sommes retrouvés dans la chapelle du centre spirituel Manresa pour l’Eucharistie d’action de grâce, célébrée par Aristide. Un moment d’intense communion pour confier au Seigneur notre province et l’âme du Père Hebga. Célébrée avec sobriété, cette Eucharistie a été chantée en quelques langues des différents pays de la province. Une belle richesse dans la diversité ! Au moment de quitter le centre spirituel Manresa, on sentait chacun envahi par la conviction d’appartenir à une province et le désir d’y travailler pour la gloire de Dieu.
Pour ma part, je dois avouer que c’est la première fois que
j’entrais en contact plus ou moins direct avec certaines œuvres de la
province. J’ai constaté que ma connaissance de la province avait augmenté et
je me suis senti réellement, comme d’autres compagnons qui ont fait leur
noviciat hors de la province, membre de
Conférence de la matinée sur le CEFOD
Le premier exposé du Père Erpicum, portait sur le Centre d’Études et de Formation pour le Développement (CEFOD) de N’Djamena. Cette première intervention a été subdivisée en trois points principaux : l’origine du CEFOD, son organisation et sa mission dans la vie socio-politique du Tchad.
Pour éclairer
l’essentiel de l’apostolat du CEFOD, le Père Erpicum s’est appuyé sur
trois décrets de la 35ème Congrégation générale de
La naissance du CEFOD
Avant de
retracer l’historique de la naissance de ce grand lieu social, l’orateur du
jour nous a donné un bref aperçu de la présence jésuite au Tchad.
Pour ce qui
est de l’origine du CEFOD, le centre a été créé en 1967 à la demande du
président François Tombalbaye par l’association CEFOD – une association créée
par le père Langue avec le ministre Diguimbaye – pour la formation des cadres
tchadiens. C’est le révérend Père Langue et le ministre Diguimbaye qui en
furent les fondateurs. Le Père Langue en fut d’ailleurs le premier directeur.
Il fallut attendre le 29 septembre 1967 pour que le centre soit reconnu légalement
et le 30 octobre de la même année pour qu’il soit reconnu d’utilité
publique. L’année passée, en la date du 12 avril 2007, une convention entre
l’association CEFOD et
L’organisation
La structure organisationnelle du CEFOD est très simple : à sa tête un directeur général – toujours un jésuite d’après la convention –, qui est aidé par un conseil d’administration & une assemblée générale. L’équipe permanente est composée de 47 agents dont 26 cadres de tous les horizons.
La mission du CEFOD
Le CEFOD est
« un lieu d’études et de réflexion, de dialogue et de confrontation
d’idées, de formation et d’information, ouvert à tous […] pour
promouvoir l’évolution politique, économique, sociale et culturelle du pays
vers une société pacifiée, démocratique, riche de ses différences, vers un
Etat de droit… ». Cette mission se concrétise à travers la
documentation (bibliothèque : 30.000 volumes de sciences humaines, économie,
droit, sociologie, linguistique, etc. Fonds Tchad ; BTDJ (Banque Tchadienne
de Données Juridiques) ; Revue Juridique Tchadienne ; réseau de 40
« petites bibliothèques » urbaines ou rurales) et les éditions et
Médias. Chaque année, le CEFOD publie la revue Tchad & Culture
(3.000 exemplaires), de nombreuses brochures et organise des conférences-débats
et des tables rondes diffusées par
Conférence de
l’après-midi sur l’apostolat social dans
Deux questions ont accompagné cet exposé plus général, à savoir : le personnel jésuite et les activités menées.
De
manière rapide, le Père Erpicum a survolé le secteur de l’apostolat social
dans l’AOC.
En Côte d’Ivoire, les jésuites travaillent au CERAP d’Abidjan : bibliothèque, éditions, formation, Inades-formation ;
Au Cameroun, les jésuites sont à la prison de Douala, à l’UCAC et auprès des enfants de la rue (Foyer de l’Espérance) à Yaoundé ;
Au Tchad, les jésuites sont au CEFOD, à l’hôpital de Goundi, à l’hôpital et à la faculté à Cabrini, dans les projets de développement à Mongo, dans le JRS à Abéché et à Sarh (hôpital et sida, BELACD) ;
Au Togo, les jésuites travaillent au centre Espérance Loyola de Lomé.
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compagnons, à travers la province, travaillent dans le secteur social…
Cette
mission atteint toutes les catégories : intellectuels, cadres, étudiants,
les populations simples.
Cette
« première journée à la découverte de nos œuvres» a été pour chacun
d’entre nous l’occasion à la fois d’une prise de contact et d’une prise
de conscience des réalités de
notre province. Les questions d’œuvres propres, œuvres personnelles ou œuvres
confiées; les problèmes de financement de ces œuvres, de collaboration avec
les non-jésuites ou de l’avenir après les expatriés… nous ont mis en face
des défis qui seront les nôtres demain.
Cependant, toutes ces
difficultés ne nous découragent pas car nous demeurons confiants que
Les
scolastiques de
Canisius
- Kimwenza