LE BURKINA FASO

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Superficie :  275.000 km²

Population : 13,2 millions d’habitants

Principales villes : Ouagadougou, Bobo-Dioulasso

Principales religions :  Islam, catholicisme

Nombre de chrétiens catholiques :  1.256.769

Nombre de diocèses :  12

 

Arrivée du premier jésuite :  1974  

 Oeuvres:

-   Apostolat spirituel : Accompagnement spirituel ; Exercices Spirituels ; retraites…

-   Oeuvre pour la jeunesse : CERCLE (Centre d’études et de réflexions pour collégiens, lycéens, étudiants)

 
 
Communauté Jésuite,  CERCLE  et  Centre Spirituel "Paam Yôodo"

01  B.P.  1350  OUAGADOUGOU  01  (Burkina Faso)

Tél. (226) 50 34 29 90  (Communauté)  
Tél. 
50 34 13 46  (CERCLE)
 Tél.
 50 43 05 88  (Centre)

Fax (226)  50 34 22 10  (Communauté)

comjes@liptinfor.bf  (Communauté)  
 
censpir@fasonet.bf  (Centre)

 

CERCLE: Rapport d'activité 2002

LA COMPAGNIE DE JÉSUS AU BURKINA FASO

 Le Faso en quelques mots.

Le Burkina Faso est situé au cœur de l’Afrique occidentale. C’est un pays enclavé. Il est délimité au sud-ouest par la Côte d’Ivoire, au sud par le Ghana et le Togo, au sud-est par le Bénin, au nord-ouest par le Mali, à l’est et au nord-est par le Niger. Il a une superficie de 274 200 km². Il s’étend sur 625 km du nord au sud et sur 850 km de l’est à l’ouest.

Le climat est de type soudano-sahélien  avec une longue saison sèche d’octobre à mars, et une saison des pluies de mai à septembre. Le mois d’avril est un mois charnière caractérisé par les plus fortes chaleurs de l’année. Les précipitations pluviales sont faibles, 250 à 500 mm en moyenne dans le nord, 500 à 1000 mm dans l’est et dans le centre (Ouagadougou) et de 1000 à 1300 mm dans le sud-ouest. La température moyenne ne descend presque pas en-dessous de 24°C à Ouagadougou.

La population du Burkina est estimée à plus de 10,5 millions (en 1996). Les croyances traditionnelles représentent 44,8% de la population, les musulmans 39,2%, les chrétiens 16%.

L’Eglise au Burkina est jeune. Elle a célébré son centenaire en l’an 2000. C’est une Eglise dynamique qui a été fondée par les Pères Blancs de spiritualité ignatienne. C’est cette Eglise imprégnée de la spiritualité ignatienne qui fait appel aux Jésuites.

 

Aux origines de la Compagnie au Burkina Faso

C’est en 1974 qu’arrivèrent les trois premiers jésuites pour la mission du Burkina. “ Le 21 septembre 1974 débarquait, en effet, le Père François Peltier, suivi le 14 octobre par le Père Georges Chenu, puis en novembre par le Père Claude Pairault.

Le premier, accueilli d’abord par l’Abbé Joanny Nana à la cathédrale, loue une maison à Koulouba et assure l’intendance, tout en enseignant au Collège “ La Volta ”, puis au Centre Austro-Burkinabè qui formait des techniciens. Il y organise bibliothèque, sport, théâtre. Il œuvre aussi pour l’aumônerie des grandes classes de St Exupéry et de la communauté américaine. Ses dons pédagogiques laisseront une œuvre durable : le Centre d’Etude et de Réflexion pour Collégiens, Lycéens et Etudiants (C.E.R.C.L.E.), que sur la suggestion de l’Abbé Pierre Ouédraogo, curé de la paroisse de Gounghin, il conçut, construisit et lança. C’est lui encore qui veilla à la construction de la maison définitive de Gounghin, où la communauté jésuite s’installa en juillet 1984…

Le Père Chenu, venu du Tchad comme le Père Peltier, se vit confier la paroisse Jean XXIII. Il contribua beaucoup au développement de la Commission Sociale. En outre, il donnait des cours aux novices des Sœurs de l’immaculée Conception à Pabré, ainsi qu’aux grands séminaristes de St Jean. Il assurait pas mal de retraites et de récollections, quelquefois avec l’aide de jésuites venus d’ailleurs. Il était supérieur de la maison, mais la quitta en 1985, à la suite d’une homélie qui déplut aux CDR (Comités de Défense de la Révolution). Auparavant, il avait entrepris des démarches pour obtenir un terrain à Sandogo en vue d’un centre spirituel. Dès 1983 les démarches étaient sur le point d’aboutir mais elles furent stoppées jusqu’en 1990.

Le Père Claude Pairault, qui avait dirigé l’INADES et enseigné à l’Université d’Abidjan, travailla d’abord comme sociologue à la campagne contre l’Onchocercose de 1974 à 1977. Ensuite, il enseigna à l’Université de Ouagadougou jusqu’en 1980. Après ces trois pionniers de la mission jésuite au Burkina, plusieurs jésuites prêtres, frères et scolastiques vont se succéder à Ouagadougou.

 Les apostolats actuels des jésuites au Burkina Faso

Les jésuites au Burkina travaillent essentiellement dans deux œuvres, le C.E.R.C.L.E. et le  Centre spirituel Paam Yôodo.

Le Centre d’Etude et de Réflexion pour Collégiens, Lycéens et Etudiants (C.E.R.C.L.E.) est une œuvre confiée à la Compagnie de Jésus. C’est une sorte d’aumônerie, et mieux, un centre culturel. Le C.E.R.C.L.E. dispose d’une bibliothèque assez fournie qui intéresse à la fois les élèves et les étudiants. Des cours de répétitions concernant plusieurs disciplines y sont organisés dans le but d’aider les élèves à mieux se préparer aux examens. Le C.E.R.C.L.E. offre un cadre paisible où les élèves et les étudiants peuvent venir étudier leurs leçons, utiliser les tableaux pour faire des exercices, etc.  C’est également un lieu d’échange et de débat ou se tiennent des conférences, etc.   

A côté des activités scolaires, le C.E.R.C.L.E. organise des activités sportives et culturelles. Plusieurs jeunes viennent y jouer du football, du basket-ball, du volley-ball, etc. Quant aux activités culturelles , signalons, entre autres, les séances vidéo suivies de débats, le théâtre, les soirées récréatives, etc.

Le C.E.R.C.L.E. propose aussi des activités spirituelles telles que des prières hebdomadaires, des messes, des récollections et des retraites, des activités caritatives, etc. L’affluence que connaît le C.E.R.C.L.E. témoigne de l’intérêt qu’il revêt auprès des jeunes.

Quant au centre spirituel Paam Yôodo, c’est une œuvre de la Compagnie. Le nom Paam Yôodo est une ellipse du proverbe mooré : “ Nin kêem sông rell lalga ! Tat wa paam yôodo, gind wa bôn a menga ”, ce qui se traduit par : “ Le vieux sage est adossé au mur ! Quiconque l’approche tire profit, quiconque l’évite a tout perdu ! ” Par ces temps de libéralisme triomphal et de mondialisation, ce nom peut avoir une connotation capitaliste… Il y a lieu de préciser que l’expression “ tirer profit ” est très ignatienne, elle est même une recommandation constante que st Ignace fait au retraitant.

Cela dit, Paam Yôodo est situé à la périphérie de la ville. Mais, c’est un lieu bien connu et fréquenté à la fois par les personnes consacrées, les membres du clergé mais aussi par les laïcs. Par le fait même que le Burkina Faso a été évangélisé par des Pères Blancs de spiritualité ignatienne la demande de retraites ignatiennes y est particulièrement forte. Aussi le centre spirituel propose-t-il plusieurs retraites de 8 jours et même de 30 jours chaque année. Il propose également plusieurs sessions de formation humaine et chrétienne. Les Pères qui y travaillent sont également sollicités dans d’autres villes voire dans les pays voisins pour y prêcher des retraites. Le centre accueille aussi des groupes divers qui viennent y tenir des réunions, des séminaires, etc. Notons aussi que l’Université de Ouagadougou accueille quelques scolastiques pour leurs études complémentaires.

En somme, la Compagnie de Jésus est de plus en plus connu au Burkina Faso. La présence jésuite y est appréciée tant par le clergé local que par les laïcs. Cela explique le nombre toujours croissant des jeunes qui désirent vivre comme religieux jésuite et qui demandent à entrer au noviciat de la Compagnie de Jésus. Ces jeunes viennent de différents horizons du Burkina Faso. La Compagnie a donc un avenir au Burkina Faso… Puisse Sa Divine Majesté bénir les serviteurs de la mission de son Fils au Burkina Faso.

Arsène Brice BADO,sj