Accueil Côte d'Ivoire La Côte d'Ivoire

République de Côte d'Ivoire

 

Devise nationale: Union - Discipline - Travail

Langue officielle: Français

Capitale: Yamoussoukro (depuis 1983)

Plus grande ville: AbidjanC'ote d'Ivoire

Système politique: République

Président de la République: Laurent Gbagbo

Superficie: 322 460 km²

Population (2009): 20 617 068 hab.
Densité: 63,9 hab./km2

Espérance de vie (2009): 55,45 ans

Taux de croissance de la population: 2,13 % (en 2009)

Taux de natalité: 32,11  (en 2009)

Taux de mortalité: 10,78  (en 2009)

Taux de mortalité infantile: 66,06  (en 2009)

Taux de fécondité: 4,12 enfants/femme (en 2009)

Indépendance: 7 août 1960

Gentilé: Ivoirien, ivoirienne

Indice de développement humain - IDH (2006): 0,43

Monnaie: Franc CFA

Fuseau horaire: UTC + 0

Hymne national: L’Abidjanaise

Indicatif téléphonique: + 225

Groupes linguistiques: Environ 70 langues nationales, dont le baoulé, le sénoufo, le yacouba, l'agni, l'attié, le guéré, le bété, le dioula, l'abé, le mahou, le wobé, le lobi, etc.

1. Géographie

La Côte d'Ivoire est un État d'Afrique occidentale de 322.460 km², baigné par le golfe de Guinée au sud, limité à l'ouest par le Libéria et la Guinée, au nord par le Mali et le Burkina Faso, à l'est par le Ghana. Le territoire de la Côte d'Ivoire présente l'aspect d'un quadrilatère, dont le sud offre une façade de 520 km sur l'océan Atlantique. Le pays est caractérisé par un relief peu élevé. Les terres sont constituées en majeure partie de plateaux et plaines. L'ouest du pays, région montagneuse, présente toutefois quelques reliefs au-delà de mille mètres (le mont Nimba culmine à 1.752 m). Hormis cette région, les altitudes varient généralement entre 100 et 500 mètres, la plupart des plateaux se situant autour de 200 à 350 mètres.

Les eaux, qui couvrent environ 4.462 km2, soit 1,38% de la superficie totale du pays, sont constituées au sud par l'océan (Atlantique), les lagunes dont les plus célèbres sont les complexes Aby-Tendo-Ehy, Ebrié, Grand-Lahou-Tadio-Makey-Tagba, ainsi que d'eaux mortes. De nombreux cours d'eau avec souvent des débits extrêmes, drainent tout le territoire. Au nombre de ceux-ci figurent quatre grands fleuves qui sont le Cavally (700 km), le Sassandra (650 km), le Bandama (1.050 km) et la Comoé (1.160 km). D'autres cours d'eau importants sont tributaires de ces derniers ou forment des bassins versants indépendants en tant que fleuves côtiers. A cet ensemble s'ajoutent des ruisseaux et plusieurs étendues marécageuses.

Compris entre 4° et 10° de latitude nord, le territoire de la Côte d'ivoire est distant de l'équateur d'environ 400 km sur ses marges méridionales, et du Tropique du Cancer d'environ 1.400 km sur ses frontières septentrionales. Le climat, généralement chaud et humide, constitue dès lors une transition entre l'équatorial et le tropical. Équatorial le long des côtes, il est semi-aride à l'extrême nord. Le pays connaît en général des variations importantes de température entre le nord et le sud, mais également le long de l'année en fonction des saisons. Les températures oscillent autour de 28 °C en moyenne. Deux grandes zones climatiques se côtoient : le climat équatorial et le climat tropical de savane.

Le climat subéquatorial est caractérisé par des températures de faibles amplitudes de (25 °C à 30 °C), un fort taux d'humidité (de 80 à 90 %) et des précipitations abondantes. Cette zone connaît deux saisons sèches et deux saisons humides. La grande saison sèche, chaude, est entrecoupée de quelques pluies et s'étend du mois de décembre au mois d'avril. La petite saison sèche couvre les mois d'août et de septembre. Quant aux saisons de pluie, elles s'échelonnent de mai à juillet pour la grande et d'octobre à novembre pour la petite.

Le climat tropical de savane humide couvre le nord de la zone forestière du sud et le sud de la région des savanes. Les températures, à amplitudes plus importantes, y oscillent entre 14 °C et 33 °C avec une hygrométrie de 60% à 70%. Cette région climatique connaît également quatre saisons : deux saisons sèches, de novembre à mars et de juillet à août et deux saisons pluvieuses, de juin à octobre et de mars à mai.

Le climat de savane sec concerne principalement la région des savanes. Les amplitudes thermiques quotidiennes et annuelles y sont relativement importantes, de l'ordre de 20 °C, le taux d'humidité varie de 40 % à 50 %. La zone considérée est caractérisée par la présence intermittente entre les mois de décembre et février d'un vent frais et sec, l'harmattan. On y relève deux saisons : l'une sèche, de novembre à juin, ponctuée par quelques pluies au mois d'avril, et l'autre pluvieuse, couvrant la période de juillet à octobre.

Le couvert végétal s’est considérablement modifié au cours des années. Le paysage de base, constitué par les forêts denses, globalement subdivisées en forêts hygrophiles et forêts mésophiles, occupe à l’origine un tiers du territoire au sud et à l’ouest. Il est complété par les forêts claires ou savanes arborées ou boisées, qui s’étendent du Centre au Nord, avec toutefois de nombreux points de forêt dense sèche. De petites mangroves en outre existent sur la côte.

La faune présente une richesse particulière, avec de nombreuses espèces animales (vertébrés, invertébrés, animaux aquatiques et parasites). Parmi les mammifères, l’animal le plus emblématique reste l’éléphant, dont les défenses, constituées d'ivoire, ont jadis été une importante source de revenus. Espèce autrefois abondante en forêt comme en savane, l’éléphant a été intensément chassé et braconné qu’il ne subsiste que dans les réserves et parcs et en quelques points des forêts.

2. Données démographiques et linguistiques

La population ivoirienne connaît une croissance rapide. Cet accroissement rapide est en partie imputable à l’immigration continue de populations étrangères. Ces immigrés proviennent majoritairement des pays voisins (Burkinabés, Maliens, Guinéens, Sénégalais, Libériens, Ghanéens) membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). À ceux-ci s’ajoutent les Libano-Syriens essentiellement commerçants, quelquefois industriels, des Asiatiques et des Européens.

La population ivoirienne est assez inégalement répartie dans le pays, puisque la région des Lagunes compte à elle seule 34% de la population totale; les cinq régions les plus peuplées (Lagunes, Haut-Sassandra, Savanes, Vallée du Bandama, Montagnes) dépassent les 73% de la population.

2.1 Les ethnies

La Côte d'Ivoire constitue une véritable mosaïque ethnique, car on y dénombre plus de 60 ethnies différentes qu'on peut regrouper en quatre grands groupes :

1) Le groupe mandé : localisé dans le nord-ouest du pays, ce groupe, appelé aussi mandingue, compte surtout les Malinké, les Bambara, les Dioula, les Foula, etc. Au centre-ouest, l'ethnie des Dan réside dans la zone montagneuse du pays, principalement autour de Man.

2) Le groupe krou : au centre-sud et au sud-ouest résident les Krou ou Magwé, la principale population de cet ensemble ethnique étant les Bété.

3) Le groupe gour (voltaïque) : au nord-est, ce groupe constitue l'un des plus anciens peuples du pays, avec les Sénoufo et les Lobi, qui habitent le Nord.

4) Le groupe akan : à l'est, au centre et au sud-est se trouvent les Akan, l'ethnie la plus nombreuse, et que l'on divise en Akan du Centre (principalement Baoulé), en Akan frontaliers (Agni, Abron, etc.) et en Akan lagunaires (Ebrié, Abouré, Adioukrou, Appolloniens, etc.).

Les ethnies les plus importantes sont les Sénoufo, les Malinké, les Baoulé, les Dan appelés aussi Yacouba, les Bété, les Agni, les Gouro, les Dioula, les Guéré, les Dida, les Lobi, les Wobé, les Abé, les Adjoukrou, les Ébrié, etc.

2.2 Les langues

Sur le plan linguistique, le pays offre une aussi grande diversité. On y dénombre quelque 70 langues. Le dioula occupe une position privilégiée, car il sert de langue véhiculaire commerçante entre les Ivoiriens. De plus, la moitié des enfants parleraient au moins deux langues africaines dont le dioula, le baoulé, le bété et l'agni.

Quant au français, c'est la langue officielle de l'État et celle de l'école. Plus d'un million de locuteurs n'utilisent qu'une variété pidginisée de français, appelée parfois «français petit-nègre», idiome à peu près inintelligible pour un francophone non ivoirien.

3. Données historiques

La découverte de fragments d'armes et d'outillages montre qu'au paléolithique supérieur (-15.000 à -10.000 ans) des hommes étaient déjà présents dans la région. À la fin du Ier millénaire, le nord de la Côte d'Ivoire était peuplé par les Sénoufo et les Koulango. Il semble que les Pygmées soient arrivés au cours de cette période dans cette partie de l'Afrique, car ils étaient poussés à se déplacer par la disparition des forêts du Sahara. Dès le Xe siècle, le commerce transsaharien atteignait le nord de la Côte d’Ivoire en entraînant les premières migrations de populations mandingues, qui s’établirent, un peu plus tard (vers le XIIIe siècle), à la lisière de la forêt. D'après les textes écrits par les premiers explorateurs européens, des mouvements migratoires se seraient accélérés au moment de la constitution des grands empires du Ghana, du Mali et du Songaï et se seraient poursuivis jusqu'au XVIIIe siècle pour donner au pays sa configuration ethnique actuelle. Dès le XVe siècle, les explorateurs portugais parvinrent jusqu’à la côte à partir de laquelle ils organisaient la traite négrière et le commerce de l’ivoire. A partir de 1830, l'amiral français Bouet croisa régulièrement dans la région puis signa plusieurs contrats de monopole du commerce de l'or, de l'ivoire, du caoutchouc et de l'huile de palme avec les chefs des différentes tribus ivoiriennes. Progressivement, les Français s'installèrent sur toute la côte jusqu'à ce qu'ils soient chassés par les Anglais en 1870.

3.1 La colonisation française

Cependant, le négociant français Arthur Verdier décida de rester en Côte d'Ivoire et de tenir tête aux Anglais; il fit planter du café dans la région d'Assinie. Mais les Français se trouvèrent en compétition ouverte pour la domination de la région avec les Britanniques qui avaient jeté leur dévolu sur la Côte-de-l’Or (l'actuel Ghana), la Gold Coast devenue la colonie britannique la plus prospère. Les zones d’influence respectives de la Grande-Bretagne et de la France furent fixées au congrès de Berlin en 1885. À partir de 1887, Marcel Treich-Laplène, un commis de Verdier, remonta vers le nord du pays en signant des traités au nom de la France, notamment avec les Bettié, les Agni et les Abron. Le 10 mars 1893, le décret portant création de la Colonie de Côte d'Ivoire était signé et Grand-Bassam fut choisie comme capitale. Les Français se heurtèrent à la résistance farouche des populations, qui utilisèrent les tactiques de la guérilla. Les foyers d'opposition furent réprimés de manière brutale. En 1899, Grand-Bassam subit une terrible épidémie de fièvre jaune; les Français se retirèrent de la ville et firent de Bingerville la nouvelle capitale de la Côte d'Ivoire. La France ne put assurer sa domination sur l’ensemble de la Côte d’Ivoire qu’au début du XXe siècle. En 1902, la Côte d'Ivoire intégra l'Afrique occidentale française (AOF) dont le gouverneur résidait à Dakar. La culture du café se développa et une classe de petits planteurs apparut. En 1932, Félix Houphouët-Boigny, jeune médecin formé à l'École de médecine de Dakar, prit la défense des planteurs de cacao contre l’appropriation des terres par les grands propriétaires coloniaux et contre la politique économique qui pénalisait les planteurs autochtones. La Côte d’Ivoire fut alors soumise aux milieux d’affaires comme la SCOA, la CFAO et les Établissements Peyrissac. Ces grosses compagnies incitèrent le gouvernement français à intégrer à la colonie, entre 1932 et 1947, les régions très peuplées du centre et du sud de la Haute-Volta (l'actuel Burkina), dont les habitants étaient recrutés pour le travail dans les plantations et constituaient le gros des contingents de «tirailleurs sénégalais» envoyés sur le front européen durant les deux guerres mondiales. Le recours au travail forcé, pour la construction de la voie ferrée entre Abidjan et Ouagadougou, renforça l’opposition anticoloniale et la montée du nationalisme. En 1944, Houphouët-Boigny créa le syndicat agricole africain (SAA), qui fut à l’origine du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Les différentes factions politiques créées dans les colonies de l’AOF menèrent le combat pour l’indépendance. En 1946, Houphouët-Boigny, alors député de la Côte d’Ivoire à l’Assemblée française, fut à l’origine de la loi abolissant le travail forcé dans les territoires français d’outre-mer, un statut auquel accéda, la même année, la Côte d’Ivoire.

Les partis politiques ivoiriens s’opposèrent violemment à l’Administration française en 1949 en soutenant les grèves suscitées par la chute des cours du cacao. En 1951, Houphouët-Boigny adopta une stratégie de coopération avec le gouvernement français. En 1957, il devint ensuite président du Conseil de l'AOF et déclara sa volonté de voir naître une Côte d'Ivoire républicaine et indépendante.

3.2 La Côte d’Ivoire indépendante

Le 4 décembre 1958, la Côte d’Ivoire devint une république au sein de la Communauté française, Houphouët-Boigny assurant les fonctions de premier ministre. Houphouët-Boigny rompit les liens unissant la Côte d'Ivoire à la France et proclama, le 7 août 1960, l'indépendance ivoirienne. Les deux États conservèrent néanmoins des relations étroites, notamment à travers la présence, en Côte d'Ivoire, d'une importante communauté française. Le 24 avril 1961, la France signait avec la Côte d'Ivoire, ainsi que le Dahomey et le Niger, un accord de défense militaire. Avec l’ouverture du canal de Vridi en 1950, Abidjan, la capitale ivoirienne, devint un port de mer, puis un centre financier important.

La politique paternaliste d’Houphouët-Boigny suscita cependant une opposition croissante (manifestations étudiantes, conspirations dans l’armée, etc.). En 1983, le président Houphouët-Boigny, né à Yamoussoukro, décida d'en faire la capitale de la Côte d'Ivoire. Il y entreprit de grands travaux et fit construire une très grande cathédrale sur le modèle de Saint-Pierre de Rome (basilique Notre-Dame-de-la-Paix).

En 1990, Houphouët-Boigny accepta, sous la pression des manifestations, d’instaurer le multipartisme. En octobre 1990, Houphouët-Boigny fut réélu pour un septième mandat de cinq ans, à l’issue des premières élections pluralistes du pays. Puis, Houphouët-Boigny mourut le 7 décembre 1993 à l'âge de 88 ans. Le décès du seul président de la République depuis l'indépendance ouvrit la voie à des expériences politiques incertaines et à des changements brutaux. Trois chefs d'Etat se sont succédé à la tête du pays depuis lors, sans parvenir à restaurer cette stabilité politique.

4. Politique

La Côte d'Ivoire est une république présidentielle multipartite, où le président est à la fois chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est détenu par le parlement. La capitale officielle est Yamoussoukro depuis 1983, mais Abidjan reste la capitale administrative et de nombreux pays y conservent leur ambassade. Le président de la république actuel est Laurent Gbagbo depuis le 26 octobre 2000 dont le parti politique est le FPI (Front populaire ivoirien).

Le président est élu pour 5 ans au suffrage populaire. Il nomme le Premier ministre et les membres du gouvernement. En cas d'absence imprévue, il est remplacé par le président de l'Assemblée nationale jusqu'à la fin de son mandat.

L'Assemblée nationale, monocamérale, compte 225 membres élus pour cinq ans dans des circonscriptions à siège unique. Il existe plus de 130 partis politiques en Côte d'Ivoire.

L'actuelle Constitution de la Côte d'Ivoire a été adoptée lors du référendum organisé par la junte militaire au pouvoir en 2000, par plus de 86% des électeurs.

Le Conseil constitutionnel comprend un Président, six conseillers (3 conseillers nommés pour 6 ans non renouvelables par le Président de la République, 3 conseillers nommés par le Président de l’Assemblée nationale), les anciens présidents de la République. Ce Conseil est juge de la constitutionnalité des lois, régulateur du fonctionnement des institutions et compétent en matière de contentieux électoral. En attendant son installation effective, ses fonctions sont assurées à titre provisoire par la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême.

La Côte d’Ivoire dispose aussi d’un Conseil économique et social aux compétences consultatives.

Le pouvoir judiciaire est exercé par des juridictions de premier et de second degré, sous le contrôle de la Cour suprême. Le Conseil constitutionnel forme, avec la Haute cour de justice, des juridictions spéciales.

Administrativement, le territoire ivoirien est divisé en 19 régions, 58 départements, 243 sous-préfectures et 197 communes. Les régions administratives sont les suivantes: région des Lagunes, région du Sud-Comoé, région de l'Agnéby, région du Haut-Sassandra, région des Savanes, région de la Vallée du Bandama, région du N'zi-Comoé, région du Moyen-Comoé, région des Montagnes, région des Lacs, région du Zanzan, région du Bas-Sassandra, région de Worodougou, région du Denguélé, région du Sud-Bandama, région de la Marahoué, auxquelles il faut ajouter, depuis 1999, la région du Fromager, la région du Moyen-Cavally et la région du Bafing.

5. Economie

Jusque vers les années 70, la Côte d’Ivoire a une situation économique enviable. L'économie présente toutefois des symptômes d'une faiblesse structurelle : sa forte dépendance extérieure et des inégalités de productivité dans ses différents secteurs.

La chute des cours des produits agricoles de base constitués par le café et le cacao, principaux produits d'exportation qui dominent l'économie du pays, entraîne une récession économique à la fin des années 1970. La crise économique perdure encore au cours des années 1990, produisant des conséquences sociales néfastes. En janvier 1994, la dévaluation de 50% du franc CFA ramène un taux de croissance positif de 6% pendant deux années consécutives, grâce notamment aux mesures d'accompagnement adoptées par la communauté financière internationale. Les programmes d'ajustement structurels mis en place par les partenaires extérieurs que sont le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, conduisent à l'adoption de mesures drastiques de restriction budgétaire et de redressement économique par le gouvernement, sans grand succès. Les arriérés de paiement des dettes contractées auprès de ces institutions, ainsi que les problèmes de gouvernance liés à l'exécution des projets financés par l'Union européenne, conduisent, à la fin des années 1990, à une rupture du partenariat avec lesdites institutions. L'impact négatif de cette situation sur l'économie est aggravé par le coup de force militaire de décembre 1999 et l'instabilité politique qui en résulte. Le taux de croissance en 2000 est négatif : -2,3%.

Depuis 2004, la Côte d’Ivoire enregistre des taux de croissance réelle positifs (+1,6% en 2004, +1,8% en 2005 et 1,2% en 2006) qui restent toutefois en dessous du taux de croissance de la population, estimé à 3,3%. Le taux d’inflation oscille entre 1,4% à 4,4%. Le service de la dette réglée qui représente 10,68% des exportations en 2000, est réduit à 1,45% en 2005, traduisant ainsi les difficultés de l’État à tenir ses engagements extérieurs. Ces difficultés persistent malgré la hausse du niveau des exportations, passées à 37,9% en 2000 et à 47,8% du PIB en 2005.

L'agriculture vivrière, l’élevage, l’extraction minière, l’exploitation pétrolière et la compétitivité des exportations connaissent certes une embellie, mais les performances du secteur productif sont contrariées par l’accroissement de la dette intérieure.

L’économie ivoirienne reste dominée par l’agriculture. Le développement de l'élevage reste un objectif pour le Gouvernement, mais des importations sont encore nécessaires à la satisfaction de la consommation nationale en produits animaliers, en produits halieutiques.

La principale ressource naturelle de la Côte d'Ivoire est le bois. Le rythme de la déforestation risque de poser à court terme des problèmes importants, tant écologiques, qu'en perte de matière première indispensable, qu'en terme de perte de revenus d'exportation.

En 2005 l'industrie ivoirienne constitue seulement 23,1% de la production intérieure brute (contre 24,5% en 2000). Elle affiche un déséquilibre structurel caractérisé par la domination numérique des petites et moyennes entreprises. Toutefois, en dépit des difficultés auxquelles elle se trouve confrontée, elle reste la plus diversifiée dans la sous-région ouest-africaine et représente 40% du potentiel industriel de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

6. Religion

La religion en Côte d'Ivoire est caractérisée par une très grande diversité des pratiques. Les confessions religieuses les plus suivies par les populations vivant en Côte d’Ivoire sont l'islam (38%) connu et pratiqué dans l'extrême nord du pays depuis environ sept siècles, le christianisme et en particulier le catholicisme (22%) arrivé sur le littoral ivoirien au XVIIe siècle par les missionnaires chrétiens ainsi que le protestantisme (5,5%). Plusieurs habitants du pays restent attachés aux religions traditionnelles (17%), qui, au demeurant, maintiennent une influence assez forte sur toutes les autres croyances. En marge de ces grands courants, 17% des habitants du pays pratiquent d'autres religions.

(Sources : Wikipédia, Université canadienne de Laval, Statistiques-mondiales.com et Sciencespobordeaux.fr)