LA CÔTE D'IVOIRE

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Superficie :  322.463 km²

Population : 17.7 millions d’habitants

Principales villes : Abidjan, Bouaké, Yamoussoukro

Principales religions : Catholicisme, protestantisme, islam

Nombre de chrétiens catholiques :  1.561.102

Nombre de diocèses :  14

Arrivée des premiers jésuites :  1962

Oeuvres :

-   Apostolat spirituel : CVX (Communauté Vie chrétienne) ; accompagnement spirituel ; Exercices Spirituels ; chapelle

-   Action sociale : CERAP (Centre de recherche et d’action pour la paix)

-   Paroisse : Saint-Philippe d’Abobo-Sagbé

-   Formation : Institut de Théologie de la Compagnie de Jésus

·    Communauté  S. François Xavier   

08  B.P.  2088  ABIDJAN  08  
(Côte d’Ivoire)

Tél.  (225)  22 40 47 20  (Communauté

Fax  (225)  22 40 47 25  (Communauté

 

 

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COMMUNAUTÉ 
SAINT FRANÇOIS XAVIER
 < 15, Avenue Jean Mermoz, Cocody - Abidjan >
08 B.P. 525 ABIDJAN 08
Côte d'Ivoire

Tel:    225 – 22 40 47 20
  Fax:  225 – 22 40 47 25

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La présence des premiers jésuites en Côte d'Ivoire est liée à l'Institut Africain pour le Développement Économique et Social (INADES).

I. HISTORIQUE

En 1960, la CERAO demande à la Compagnie de Jésus de fonder un "Institut social" pour montrer l'intérêt que l'Église prenait au développement des pays, et faire connaître l'enseignement de l'Église en matière sociale. Le Père Arrupe, préposé général, demande aux père de "l'Action populaire" (Vanves, Paris) qui dirigeaient un institut social, de réaliser ce projet.

L’INADES (Institut Africain pour le Développement Economique et Social) fut fondé le 1er janvier 1962 à Abidjan, capitale de la Côte d’Ivoire, par un groupe de Pères Jésuites français, à la demande des Evêques de l’Afrique de l’Ouest francophone. Ces derniers tenaient à manifester ainsi l’intérêt que l’Eglise catholique prenait au développement des pays africains nouvellement indépendants.

Le père Jean-Yves Calvez fut chargé de conduire ce dossier. Lorsque le projet de l'INADES se concrétisa, le Père Albert Hanrion fut choisi pour être le maître d'oeuvre et il fut réjoint par les père Xavier Baronnet, Jean-Louis Fyot et Alfred de Soras. La première équipe jésuite s'établit provisoirement à la paroisse Saint Paul du Plateau, puis à partir de mars 1962 dans une "maison des oeuvres" qui jouxte la paroisse Notre-Dame de Treicheville.

II. BUTS DE L’INADES

Les Évêques de l’Afrique de l’Ouest francophone avaient demandé que l’Institut participe au développement de leurs pays. Mais quel développement ?

En 1962, un des Pères Jésuites de l’INADES, économiste, travaillait alors comme expert au Ministère du Plan de Côte d’Ivoire et entra pleinement dans les vues du Président Houphouët-Boigny qui voulait donner la priorité à l’agriculture. Très naturellement, l’INADES suivit cette orientation.

Mais il ne fut pas question de transmettre seulement un enseignement, une technologie. Ce fut une méthode pédagogique originale, adaptée à l’Afrique, qui fut pensée et réalisée, demandant aux paysans de prendre en mains eux-mêmes l’organisation et la responsabilité de leur développement. Cela se fit surtout par des sessions où les moniteurs de l’INADES firent parler les paysans, les écoutèrent et les aidèrent à réfléchir et à trouver eux-mêmes une solution à leurs problèmes.

Cette méthode pédagogique fut naturellement mise à la disposition d’autres organismes publics et privés avec lesquels l’INADES a toujours été désireux de collaborer.

En 1964, le Président Félix Houphouët-Boigny ayant concédé un terrain à Cocody, l’INADES s’y installa. Les personnes qui y travaillaient (Jésuites et laïcs) étaient alors au nombre de 10 et la Bibliothèque abritait 6000 volumes.

Le succès des activités de l’INADES et, en particulier des Cours par Correspondance pour la formation des paysans africains, exigea la construction de nouveaux bâtiments et, en 1975, fut créée une Association internationale : INADES-FORMATION, chargée de la rédaction et de la diffusion du Cours de formation. Cette association a implanté des "Bureaux nationaux" dans dix pays : Burundi (Bujumbura), Cameroun (Yaoundé), Côte d’ivoire (Bouaké), Ethiopie (Addis-Ababa), Haute-Volta (Ouagadougou), Kenya (Nairobi), Rwanda (Kigali), Tchad (Moundou), Togo (Dapaon), Zaïre (Kinshasa).

III. LA SÉPARATION

Les membres d’INADES et d’INADES-FORMATION fixent les statuts du nouvel institut et établissent une convention qui assurera une autonomie dans la collaboration. L’essentiel de cette convention se résume en ces termes : « L'INADES (communauté jésuite) autorise alors INADES-FORMATION à utiliser le nom et le sigle INADES pour une durée illimité, à condition qu'il soit accompagné du mot "formation". L'INADES de son côté, continuera à mener ses activités de recherche, de documentation, de bibliothèque de lecture publique, d'édition, de formation, etc... sous ce nom. L'INADES fait partie, en tant que personne morale, des membres de l'association INADES-FORMATION. Et l'INADES, pas plus que tout autre associé, n'est responsable des dettes sociales de l'association INADES-FORMATION ».

L’INADES a favorisé cette séparation (à savoir le dédoublement de l’INADES) pour trois raisons principales :

·        L’importance croissante du département de la formation

·        La nécessité d’offrir aux cadres l’accès aux postes de direction

·        Le montant du budget du département formation

A la faveur de cette séparation, le Père Général, Pedro Arrupe, écrivait le 7 mars 1977: "...Maintenant qu'INADES est séparée d'INADES-FORMATION, il me paraît indispensable de faire au plus tôt une réelle évaluation de notre activité, afin de faire ensuite les choix qui s'imposent. Vous savez combien j'ai toujours souhaité vous voir constituer un centre de recherche de valeur. Dans cette perspective, je vous demande de ne pas perdre de vue la dimension théologique et spirituelle de l'oeuvre. "

Un Décret N° 79-586 du 11 juillet 1979, signé par le Président de la République de Côte d’Ivoire S. Excellence Monsieur Félix Houphouët-Boigny, déclare INADES-FORMATION "Association reconnue d’utilité publique”.

La communauté jésuite, qui a conservé le label « INADES », s’est investie dans plusieurs domaines: paroisse de banlieue, formation en entreprises, formation des artisans, groupes de réflexion «Foi et analyse politique», etc.

             Un logement conçu primitivement pour les Xavières sur le campus de l’INADES en 1966-1967, devint en septembre 1984 le CELES (Centre d’études littéraire et scientifique). Il accueillait des étudiants jésuites qui faisaient des études universitaires ou y vivaient un temps de juvénat.

Comme le nombre de réunions se développait avec divers auditoires, (Groupe de vie chrétienne, réflexions sur les Exercices Spirituels, foyers chrétiens), sous l’impulsion successives ou simultanée des PP. Henri Coudray, Jacques Charmet, Vincent Foutchantse, Xavier Perroy, qui habitaient le CELES, et avec la collaboration des Pères de l’INADES, il parut nécessaire de créer un espace pour les réunions. C’est un Frère jésuite, le Frère Taptue Michel qui fit les plans et dirigea les travaux de construction.

 Les principaux supérieurs directeurs de l’INADES :  

Albert Hanrion (vice-supérieur)

1962-1965

Claude Pairault

1965-1970

Robert Isaac

1970-975

Éric de Rosny

1975-1982

Alain Renard
Henry Coudray au CELES

1982-1988

René Roi
Vincent Fouchsantse au CELES

1988-1994
1989-1994

Michel Guéry

1994-2000

Michel Lambotte 2000-2006
Hyacinthe Loua (vice-supérieur) 2006-